Deux jeunes filles tuées et une troisième grièvement blessée, de même qu'un jeune conducteur. C'est le terrible bilan d'une collision entre deux véhicules, survenue hier en fin d'après midi au niveau du pont sur la rivière Réal-Martin, entre les communes du Val et de Montfort.
La première jeune victime est Marion (17 ans) la fille de Guy et Olivia Larosa, secrétaire à l'agence « Var-matin » de Brignoles ; Justine, la deuxième, est une camarade du même âge, fille de Paul Blanc, commerçant brignolais unanimement connu, et de Corinne Hugou, qui fut jusqu'au 20 mars adjointe à la culture dans la ville sous-préfecture.
Choc inexpliqué
On ignorait hier soir les causes exactes de cet accident qui a impliqué deux véhicules circulant apparemment dans le même sens, en direction de Montfort. Un choc s'est produit, et si l'un des conducteurs a pu maintenir son véhicule sur la chaussée (lui et ses deux passagers n'ont été que légèrement blessés), l'autre n'a pu empêcher sa voiture de basculer dans le vide, une dizaine de mètres en contrebas, vers le lit asséché de la rivière.
Une équipe de pompiers spécialistes du secours en milieu périlleux a été dépêchée sur place, en renfort des équipes médicales d'urgences et de nombreux sauveteurs déjà sur place. Trop tard, hélas, pour les deux jeunes passagères à l'arrière du véhicule. Les sauveteurs ont néanmoins pu extraire de l'amas de tôle les passagers grièvement blessés, situés sur les sièges avant. Ils ont été remontés avec d'infinies précautions jusqu'à la route encaissée où, on ne sait trop comment, deux hélicoptères avaient pu se poser pour les transporter vers des établissements hospitaliers.
Drames récurrents
Toutes nos pensées vont évidemment vers les deux familles brisées. C'est trop souvent le cas en centre-Var où la jeunesse paye un terrible tribut à la route. En pays brignolais en effet, les populations bouleversées n'avaient pas en core fait le deuil de la disparition, tout aussi brutale, à Vins au mois de février, de trois autres jeunes gens. La présence sur place, hier, de Michel Gilbert, sous-préfet de Brignoles, marque sans doute la volonté de prendre en considération ce problème récurrent. Par-delà les familles, tous les parents sont frappés au coeur.
Var-Matin

